Quand les arts se rencontrent et s'emmêlent | Galathéa

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Mer 8 Juin - 15:57



En forme. C’est ainsi que j’avais l’impression de me sentir quand j’ouvris les yeux ce matin, cela faisait à présent deux jours que j'étais arrivé à Novéa Académia et je prenais lentement mes repères, ou du moins, j’essayais. Inutile de dire que se faire à l’air ambiant d’un nouvel endroit prend toujours un peu de temps. Mais, sous un cerveau qui, déjà à cette heure trop matinale semblait vouloir franchir des cascades, la réalité finit par bien me venir à l’esprit : j’étais crevé et mon corps n’arriverait pas à suivre le mouvement tout de suite si je me levais. L’optique de gratter quelques minutes de sommeil était donc envisageable et ne me déplu pas, au contraire, enfonçant ma tête dans mon oreiller, je refermais l’œil pour reposer ce dernier qui me brulait presque tant il n’arrivait pas à rester ouvert et laissais un semblant de sommeil me gagner avant de bel et bien me rendormir.

La deuxième fois que je me réveillais, ce fut à cause de mon réveil. Et oui, on était à l’école et il fallait bien se lever pour aller en cours non ? Cette fois, il ne m’était plus possible de chercher à gagner quelques heures ou minutes de sommeil en plus, il fallait se lever et pour de bon. Je m’extirpais du lit après avoir éteint le réveil qui trônait sur la table de chevet et parti prendre une douche dans la salle de bain en évitant soigneusement les quelques cartons encore présents au sol, témoignant de mon arrivé récente dans cette école. D’un bâillement, Triân quittait lui aussi les bras de Morphée en entendant le bruit de l’eau dans la pièce annexe. Une quinzaine de minutes passèrent avant que je ne réapparaisse dans la chambre, prêt à sortir aller manger un petit quelque chose à la cafétéria en compagnie du Bulbizarre. Je suivais le chemin que j’avais fini par retenir après l’avoir emprunté plusieurs fois pour aller manger, comme tout nouveau, je n’avais pas encore retenu tous les lieux et il se pouvait encore que je me perde, alors pendant une heure de trou, je profiterais du temps libre pour essayer d’apprendre tous les recoins de cette académie une bonne fois pour toute. Mais avant ça, il fallait aller manger, fumer une clope et aller en cours pour trois petites heures avant d’être en pause ; cette nouvelle exploration des lieux se ferait donc en fin de matinée, avec comme objectif secondaire de trouver un possible coin sympathique pour se poser et dessiner au calme.

La matinée se passa lentement, avec deux heures de cours sur les soins des pokémons et une heure de lettres, soit un cours spécifique à la filière et un cours plus général. Qu’en penser ? Avec un regard qui se voulait fatiguer, cela passait lentement et pouvait être barbant, mais avec un regard neuf et un minimum intéressé, les minutes passaient plus vite ; c’est dans une optique de changement et de reprise de soi que j’étais venu ici, alors je n’allais pas commencer à jouer le parfait désintéressé après deux jours passé assis derrière une chaise dans une nouvelle école. Il fallait se motiver un peu et aller de l’avant, c’est ce que je me répétais toujours dès que mon esprit décrochait. Si t’y crois et que tu te donnes les moyens d’y arriver, ça passera. Mais si les profs le remarquent, peut-être devrais-je trouver une bonne explication à pourquoi mes notes de cours sont plus remplis de dessins en tout genre que d’écrits. La faute à passer son temps un crayon de bois à la main et de ne pas noter tout ce que le prof raconte ? On ne pouvait pas tout faire, mais avec un peu de travail à côté, avoir la quasi-intégralité d’un cours sans demander de l’aide à d’autres élèves devait être possible.

Finalement, onze heures sonna ainsi que la fin des cours pour la matinée, ce qui voulait dire qu’à présent, j’étais libre de pouvoir gambader un peu ou je voulais en évitant de me faire prendre par un surveillant. Mais au lieu de fouiner dans les couloirs, mes envies se tournèrent plutôt vers l’extérieur de l’Académie et ses alentours ; après avoir grillé une nouvelle cigarette et laisser sortir Triân de sa ball pour qu’il se dégourdisse un peu les pattes, je commençais ma marche d’un pas tranquille autour des bâtiments jusqu’à tomber dans le parc, un coin calme et sympathique ou étonnamment, peu de personnes se trouvaient à cette heure ; ce n’était pas plus mal ainsi. M’avançant parmi ce terrain d’herbe et de fleurs aménagé, je laissais Triân aller à droite à gauche pendant que je cherchais un endroit pour m’installer et dessiner un peu ; cela ne prit que peu de temps, mon ouïe s’accrocha à une musique qui s’élevait non loin de là et curiosité piquée, je ne tardais pas à me diriger lentement en cette direction pour voir ce qu’il se passait.

Une élève se tenait à une vingtaine de mètres de moi et semblait complètement absorbée par son activité, l’observant un peu, c’est assez naturellement que je m’assis à même l’herbe et que je sorti un carnet et un feutre noir de mon sac pour commencer à dessiner la demoiselle ; prit d’une inspiration soudaine sous le son de sa musique, je ne jetais que quelques coups d’œil discrets à ses mouvements et me perdais rapidement et définitivement dans ce dessin, trop concentré pour voir ce qu’il pouvait se passer autour de moi.



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Azayim

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Jeu 9 Juin - 0:00






Une belle journée avait commencée. J'étais comme qui dirait tombée du lit ce matin. Littéralement. Ce n'était pas la première fois que cela m'arrivait. Ordinairement, je bouge énormément dans mon sommeil, et rares n'étaient pas les fois où je me retrouvais allongée sur le sol, dans les cas les plus cocasses encore enroulées dans ma couverture, telle une chenille dans son cocon, ce qui était complètement ridicule. Il faut croire que j'avais un sommeil très agité, il y avait des jours où je me demandais sérieusement si je n'étais pas une espèce de loup-garou, qui ne se lèverait que la nuit, pour faire je ne sais quoi, me réveillant parfois le matin avec des traces de griffes ou des bleus, mais n'en gardant aucun souvenir. C'était un brin effrayant, dans le fond. A croire que j'étais plus énergique la nuit, en fait. Ce qui est le cas.

C'est donc du mauvais pied que je me leva ce matin, après une chute, après avoir voulu rouler sur le côté pour esquiver un rayon de soleil. Toutefois je n'avais pas fait attention à un détail. Je m'étais retrouvée étrangement très près du bord de mon lit, et j'ai eu beau m'accrocher à la couverture, en état de panique, je l'emportais avec moi dans ma chute inexorable ... D'une dizaine de centimètres. Sur un sol auquel je n'étais pas encore habituée. Le sol de ma nouvelle chambre, à l'Académie. Aujourd'hui je n'avais pas cours. J'aurais pu profiter de toute ma matinée pour dormir... Mais autant profiter de ce réveil forcé pour optimiser ma journée. Je forçais Nightmare à s'éveiller à son tour, installé dans un carton, sur une pile de vêtements propres, qu'il ai un coin pour se poser tranquillement, confortablement, au détriment de mes vêtements, mais il passait prioritaire sur certaines choses. Sauf quand il s'agissait de l'entrainement. Et il était temps de se préparer pour une répétition. Enfin, répétition... C'était un grand mot. Je n'avais aucun concours ni spectacle de prévu. C'était plutôt au moins pour entretenir ma forme physique, ce que je faisais tous les jours sans discontinuer, plutôt le soir, à la fin des cours, lorsque enfin j'avais du temps à consacrer au perfectionnement de mes arts. Et si possible apprendre des nouveaux tours à Nightmare, ce gros maladroit attendrissant que je devais apprendre à "dompter" si je tenais à l'intégrer à mes danses, et pour obtenir mon diplôme de Coordinatrice. Que serais une bonne coordinatrice sans sa petite troupe de pokemons garantissant une prestation sans faute en équipe ? Sauf qu'actuellement, mon équipe était un peu bancale. Il s'emmêle toujours les pattes au bout d'un moment et ce problème ne pouvait être résolu que par une solution : le travail et la rigueur.

Après une douche revigorante, je m'habillais avec une longue robe bleu nuit, ma couleur favorite, dont les pans virevoltaient gracieusement lorsque je tournais sur moi même. Loin d'être encombrante, légère, elle était parfaite pour danser sans ressentir la moindre gêne dans mes mouvements. Une petite paires de ballerines noires aux pieds, j'emportais avec moi un sac, une pokeball, mon téléphone portable et mon porte-monnaie, et quittais ma chambre, le pas léger, presque sautillant. Je déambulais quelques instants dans les couloirs, la truffe au vent, mon Zorua à mes côtés, une douce musique dans la tête. J'avais songé m’entrainai dans le gymnase de l'Académie, mais si jamais une classe venait à l'occuper, je risquais d'être dérangée. Le mieux était donc de trouver un coin à l'extérieur.

A cette heure de la journée, les étudiants étaient en cours. C'était donc le moment propice pour s'exercer paisiblement, loin des regards inquisiteurs des curieux. Il y avait quelques âmes vagabondes par-ci par là, des étudiants séchant les cours en cette belle journée, ou simplement venu se détendre au parc. Pas de panique. Il suffisait simplement de trouver un coin un peu plus isolé, ce qui devait être chose aisé. J'envoyais donc mon pokemon en éclaireur, le laissant gambader rapidement un peu partout, avant qu'il ne jappe joyeusement, m'appelant au loin. Je ne tardais donc pas à le rejoindre en courant, soulevant légèrement ma robe.

C'est un petit coin tranquille que me dénichait mon brave petit compagnon que je remerciais d'une caresse sur la tête. L'endroit idéal pour s'installer et commencer l'entrainement, sous un grand soleil, dans une pelouse encore légèrement humide, verte, fraiche. Mais il manquait quelque chose... De la musique ! Je pris rapidement le téléphone de mon sac, regarder la liste que j'avais enregistré... Je réfléchis de longue minutes avant de me décider sur un air entrainant, puis posa le téléphone dans l'herbe, avec toutes mes affaires, prenant une grande inspiration.



Sans me rendre compte, je fus complètement happée par les notes de musiques et me mis instantanément à danser, oubliant totalement tout ce qui m'entourait, seul la musique et mon corps dans la plus parfaite harmonie. Je sentais la fluidité de mes mouvements caresser la surface de l'air, mes cheveux fendre le vent à chacun de mes pas, ma robe s'élever lorsque je tournoyais dans l'herbe. Mes yeux étaient mis-clos, appréciant davantage la musique, parfaitement concentrée sur ma chorégraphie. Je ne devais manquer aucun pas. Hors de question. Tout devait être parfait. Ma respiration se ralentit, contrôlant les battements de mon cœur. Autour de moi, le temps semblait ralentir, tandis que je dansais sans le moindre ménagement, le moindre embarras. Inconsciemment, j'en vins même à chanter, sans y prêter attention, au point d'orgue de cette musique qui m'enveloppa.

Les dernières notes se jouaient, et je retrouvais peu à peu mes repères, l'esprit encore embué, respirant longuement, un petit sourire aux lèvres. Cette sensation... C'était juste L’Éden. Je ne pouvais plus vivre sans la danse, sans la musique. Relevant les yeux, c'est à cet instant fatidique que je croisais le regard d'une personne me fixant intensément. Qu'est-ce que ... Quoi ? Hein ? Que ? Pourquoi ? Je sentais la panique s'emparer de mon esprit. M'avait-il vu ? Depuis quand ? Combien de temps ? Je me figeais littéralement sur place, baissant la tête, laissant ma chevelure longue recouvrir une bonne partie de mon visage. Si je l'avais pu, aucun doute, j'aurais creusé un trou pour m'y enterrer définitivement.

Sentant ma panique, Nightmare s'élança alors à la poursuite de cet assaillant, poussant des petits aboiements qui avaient pour but d'effrayer, mais qui dans ce cas étaient plus ridiculement adorables qu'autre chose. Désespérément, j'essayais de l'appeler, la voix étouffée. Contre mon gré, je dû donc moi même aller chercher mon pokemon, qui cherchait à s'emparer de ce que cette personne portait dans ses mains. Un carnet ?


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Jeu 9 Juin - 14:38



Pleinement concentré sur ma tache, je continuais de poser de l’encre sur cette feuille qui, au fur et à mesure des secondes et des minutes, se remplissait de noir ; sur ce fond blanc encore non travaillé apparaissait une ballerine, pas autant identique que l’élève qui dansait quelques mètres plus loin, mais on pouvait reconnaitre ses vêtements et quelques courbes graciles qu’elle avait pu laisser apparaitre dans sa chorégraphie. Avec le temps, j’avais fini par apprendre à travailler rapidement et à oublier en grande majorité les traits de constructions qui s’avéraient utiles dans l’apprentissage du dessin, juste quelques traits tirés au crayon de bois apparaissaient encore sur cette feuille et à force de passage et de repassage, ils se retrouvaient noyés sous une mer d’encre noire qui était le résultat d’un travail abouti de quelques minutes, ou presque.

Il manquait une touche de couleur à ce faux tableau, un petit quelque chose qui permettrait de marquer une irrégularité dans cette composition noire et blanche, d’ouvrir un peu plus la vision du spectateur quand à cette danseuse, peut-être faire en sorte que l’on puisse se l’imaginer danser ? Comme la demoiselle le faisait encore en ce moment même sous la musique qu’elle avait lancé pour être accompagnée.

Mon regard se posa sur elle une nouvelle fois, mais pas juste quelques microsecondes non, plusieurs longues secondes ou dans ma tête, je réfléchissais activement à quelle couleur je pouvais choisir à ajouter dans ce dessin non terminé et ou la mettre surtout ; à un endroit visible ? Sur un microscopique détail ? Dans le fond ? Je regardais autour de moi sans avoir d’idées, la robe de la demoiselle était bien sympathique mais je n’étais pas trop du genre à mettre trop de couleurs sombre dans ce que je faisais et à me baser à 100% sur le modèle que j’utilisais, ça faisait parti de la créativité, mais là, je bloquais sur cette fichue couleur… Je retournais mon attention sur mon carnet sans remarquer que la jeune fille m’avait vu et qu’à présent elle se sentait mal à l’aise ; non, j’en étais revenu à me concentrer sur cette feuille et à faire tourner mon feutre dans une main, qu’est ce que je pouvais faire pour finir ce dessin…

Je fus interrompu dans ma réflexion par les cris d’un pokémon se rapprochant de moi, levant la tête, j’eu juste le temps d’écarter le carnet de la trajectoire de la boule de poil noir qu’elle me sautait dessus sans que je ne puisse faire quoi que ce soit ; gardant un bras levé pour protéger mon carnet des griffes du Zorua, je finis par attraper rapidement le renard par la peau du cou avant de le regarder et de lâcher entre mes dents :

Qu’est ce que tu me veux toi ?

L’animal se débattait pour que je le lâche, quoi de plus normal, mais je n’étais pas très décidé, la dernière fois qu’un pokémon énervé s’était jeté sur moi, j’avais perdu un œil ; il était compréhensible que je méfie pour éviter qu’une nouvelle histoire du genre recommence non ? Ce n’est pas parce qu’il s’agissait d’une évolution de base qu’il était inoffensif, un coup de patte bien placé et je me retrouvais blessé. Mais je dû le lâcher en comprenant qu’il n’était pas sauvage ; sa propriétaire, ou du moins je le supposais, entra bien vite dans mon champ de vision, mais resta bien silencieuse, un gros blanc s’installa avant que je ne pose son pokémon au sol et que je ne me lève.

Ce blanc se transforma en malaise quand je détaillais un peu la demoiselle qui n’était autre que la fille qui dansait juste avant ; les connexions se firent dans mon cerveau, je l’avais dérangé avec ma simple présence c’est ça ? Pourtant j’avais essayé d’être discret et de ne pas être dérangeant ; c’était compréhensible que son pokémon n’ait pas hésité à venir me sauter dessus pour me faire partir, mais je crois qu’il y avait autre chose dans tout ça car il continuait de me grogner dessus.

Ehm… Excuse-moi de t’avoir déranger, ce n’était pas mon intention, dis-je en me grattant l’arrière de la tête d’une main, gêné.



Azayim

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Ven 10 Juin - 0:13






Non mais quel imbécile ! S'élancer de cette façon, sans réfléchir, voilà la meilleure des manières de se faire remarquer, ce que je ne souhaitais nullement. Respire... Visiblement c'était quelqu'un de seul. Heureusement, cela sera donc plus facile de garder son calme. Enfin je suppose. C'était déjà moins impressionnant qu'un foule, c'est vrai. J'inspirais profondément, tentant de reprendre mes esprits, pour récupéré cette boule de poil impulsive.

En me rapprochant lentement, d'un pas loin d'être assuré, je pouvais maintenant discerner face à qui j'avais affaire. Un garçon, avec une magnifique crinière de feu et un étrange bandeau sur l'oeil. Quelle étrange particularité... C'était pour se donner un style ou bien pour une tout autre raison ? Il empoigna mon petit compagnon par la peau du coup. Sous la panique, ne comprenant pas son geste, je m'empressais de le rejoindre. Qu'avait-il pu bien faire pour qu'il réagisse de la sorte ? Il l'avait mordu ? Oh non, si en plus il m'attirait des ennuis, ça allait chauffer pour ses oreilles !

Une fois à son niveau, je compris à quel point je n'avais juste qu'une envie : fuir. Je n'osais pas le regarder droit dans les yeux. Certes il m'avait vu danser... Mais pour le moment il ne disait rien non plus, ayant posé ensuite mon pokemon par terre. Un silence s'installa, si ce n'est Nightmare qui grognait. Je lui lança un geste de la main exaspéré, lui faisant comprendre que s'en était assez, qu'il pouvait s'arrêter. Il couina puis se contenta de s'assoir dans l'herbe, toisant toujours étrangement le garçon, puis son carnet, et à nouveau le garçon. Je remarquais qu'il tenait également un crayon. Un carnet de croquis...


Ehm… Excuse-moi de t’avoir déranger, ce n’était pas mon intention


Je fus surprise qu'il s'excuse en premier, ne m'y attendant pas le moins du monde. Gênée, je balbutiais des mots incompréhensibles, dans une situation plus qu'étrange. Visiblement, aucun d'entre nous ne savait vraiment où se placer sur cette histoire. Une singulière tension s'installa, tandis que le vent soufflait son air frais, balayant les branches des arbres et nos chevelures. Je détournais à nouveau les yeux vers le sol, peinant à trouver mes mots. Enfin, mes mots je les connaissais déjà. Ce qu'il me manquait, c'était le courage de les prononcer.

Je... Non, ne soit pas désolé, ce n'est rien...


J'esquissais un petit mensonge, tenter vainement de dédramatiser la scène, bien qu'en effet, elle n'avait rien de grave à proprement parlé, mis à part de l'embarras. Toutefois, il n'y avait pas eu mort d'homme, et pour l'instant il ne fit aucune remarque désobligeante. Il s'était excusé poliment. Malgré son cache-oeil vraiment bizarre qui lui donnait un côté anti-conformiste, il n'avait pas l'air d'être quelqu'un de mauvais, ni dangereux. Il s'était simplement posé quelque part... Pour dessiner, c'est vrai ! Le fameux carnet qu'il tenait entre ses mains !

Je tentais de sourire, faiblement, évacuer cette peur qui me tenait encore au ventre, oublier ce brusque moment de tension qui m'avait envahis en croisant son regard. J'essayais également de le regarder dans les yeux, enfin dans l'oeil, je m'égare, mais rien à faire, à peine je posais mon regard dans sa pupille, mes yeux étaient attirés vers le bas. Ce n'était pas juste envers lui, d'ailleurs... Envers tout ceux que je croisais, la plupart du temps. Est-ce parce que je manque de confiance en moi, comme le prétendait certaines personnes ? Si je voulais un jour devenir une grande danseuse, je devais faire fi du regard assassin des autres, de mon potentiel publique, ou ce rêve ne me sera jamais accessible... Toutes les danseuses passent-elles aussi par cette longue route difficile, avant d'arriver sur les sentiers de la gloire ?

Afin d'apaiser l'ambiance, je ne pu m'empêcher de forcer de piquer ma curiosité, la forcer d'aller de l'avant et de penser à autre chose. Et la première des choses qui me vint à l'esprit, et qui me sautait aux yeux, était ce carnet. Un univers, un art qui m'avait souvent caressé l'esprit, mais j'étais bien trop prise entre mes leçons de danse, le chant, et le piano. Du coup, je devais me contenter de regarder d'un oeil brillant d'envie les œuvres des autres, appréciant leur beauté ou leur coup de crayon absolument unique qui devenait leur signature. Je penchais légèrement ma tête sur le côté, les yeux brillant. Aurais-le courage de le regarder dans l'oeil cette fois ? Apparemment non. Qu'a cela ne tienne. J'effectuai un petit mouvement du bras, relevant ma main, désignant doucement ce carnet rempli de mystères.


Tu ... Tu dessines ? Je peux regarder ? ...





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Dim 12 Juin - 21:02



Alala, toute cette gêne pour si peu de choses, les silences s’accumulaient entre les quelques mots que l’on s’échangeait et la présence du Zorua qui me fixait d’un regard mauvais ne m’aidait pas vraiment à essayer de détendre l’atmosphère, ses yeux allaient de mon visage à mon carnet, je le sentais, c’était énervant, je n’avais rien fait de mal à part m’être assis ici ; pas la peine de se montrer agressif à ce point…

Je... Non, ne soit pas désolé, ce n'est rien...

Ce n’est rien, oui ce n’est rien, tu le vois bien par toi-même miss, alors pourquoi autant d’embarras ? Pourquoi autant hésiter ? Ne me dis pas que tu es tellement timide que tu n’arrives pas à placer deux mots à la suite en bégayant ? Le contraste entre la danseuse que j’avais vu juste avant et le petit bout de fille qui n’arrivait même pas à me regarder dans les yeux maintenant était dérangeant ; j’avais un peu de mal à parler avec les personnes timides. Un nouveau silence pesant allait se faire, je n’avais rien à dire, que faire, partir ? Faire comme s’il ne s’était jamais rien passé ? Ou rester planté là à essayer de faire la conversation ? Help !

Tu ... Tu dessines ? Je peux regarder ? ...

D’un geste hésitant, elle désigna de sa main le carnet que je tenais toujours ; suivant la direction qu’elle montrait, mon regard tombait sur ce tas de feuilles reliées que je portais et emmenait un peu partout avec moi dès que je me déplaçais quelque part ; tout un univers que je partageais parfois quelques minutes avec une personne intéressée avant que tout ne s’efface. Il y avait un peu de tout et de n’importe quoi dans ce carnet : des dessins aboutis, des sketchs, des plans, des légendes, des choses réalistes, d’autres bizarres, des idées sérieuses comme d’autres complètements idiotes… Le tout étant généralement accompagné d’une date ou d’une petite trace écrite témoignant du moment ou tel ou tel coup de crayon à été posé sur telle ou telle feuille.

Il y eu un léger temps de flottement, deux petites secondes ou dans ma tête, la question de lui montrer ou non ce carnet se posa avant d’avoir une réponse ; je refermais l’objet avant de lui tendre et de reprendre la parole d’une voix plus assurée que précédemment, mais restant douce pour ne pas la brusquer :

Oui bien sûr, tiens.

La laissant prendre le carnet et le feuilleter à son rythme, je remarquais alors que Triân revenait de sa balade dans les herbes et les fleurs d’un pas tranquille, venant se coucher ensuite à mes côtés, il ne tarda pas à observer la jeune fille et son Zorua qui lui étaient encore inconnus ; pour ma part, ma main vint doucement gratter la tête du type plante après m’être accroupi, c’était un petit réflexe, un geste qui revenait assez souvent dans mon quotidien et qui ne semblait pas déplaire au Bulbizarre qui répondait de manière positive à ce geste d’affection en fermant les yeux ou en poussant un léger soupire de satisfaction.

Continuant de grattouiller mon pokémon, une petite question me vint en tête, certes très banale et qui semblait tellement logique qu’elle pouvait paraître bête, mais qui me traversa l’esprit et me percuta assez pour me rester en tête :

Tu es coordinatrice ?

Levant mon regard vers elle, j’attendis calmement qu’elle me réponde si elle ne paniquait pas trop à l’idée que je m’intéresse un minimum à elle ; comme dit plus haut, cette question pouvait se montrer bête, mais comme j’étais un fanatique d’art et que j’étudiais l’élevage de pokémon, il se pouvait qu’elle soit d’une autre filière et que la danse ne soit qu’une passion comme une autre. Ce qui me laissait penser qu’en parlant de passion, j’avais dessiné la miss sans lui demander son accord et qu’elle allait voir son propre portrait en pied si elle en venait à finir de regarder mon carnet ; il y avait des chances à ce qu’elle réagisse mal à cela… Ahem, j’étais pas mal barré moi…



Azayim

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Mer 15 Juin - 23:27






J'avais osé. J'avais osé demandé de jeter un oeil à ce si précieux carnet, connaissant parfaitement les risques qui pouvaient aboutir à cette demande. Enfin les risques était là un bien grand mot. Les conséquences peut être ? Oui, peut être plus adapté. Tout ce qui pouvait ce produire désormais, c'était soit il cédait à ma demande et je consulte son carnet, soit il refuse et on se sépare ici, sans le moindre mot, ou peut être un "Bon bah à plus!" des plus gênants. C'est que je ne voulais pas non plus m'éterniser dans cette situation qui ne mènerait à rien, mis à part au silence, moi qui ne souhaitait à l'origine que m'entrainer au calme. Alors je passerai peut être pour quelqu'un de froid qui refuse de sympathiser avec un inconnu dans un parc. Non, ce n'était pas vraiment ça... Enfin... Si un peu, mais je n'étais pas fermée non plus au monde extérieur, n’exagérons pas. Disons plutôt qu'il faut juste y aller pas à pas. Comme une danse en fait. Si le premier pas est raté, ou on recommence depuis le début, ou on se tord la cheville.

Un petit silence s'installa avant qu'il n'accepte finalement de me prêter son carnet, pour que je puisse le voir. Woaw. Accepter comme ça, si facilement qu'une inconnue entre dans son univers. C'était stupide mais j'admirais cette preuve décontraction, moi qui venait de faire tout un plat pour pas grand chose en fin de compte. Je me sentais un peu stupide....

Non, aller, inutile de t’auto-flageller Gally', tu en avais fait assez comme ça, détend toi, cool. Il ne va pas te manger. Mais par contre Nightmare finirait par le faire, en le fixant de la sorte. Je claquais rapidement la langue contre mon palais, lui faire comprendre que son comportement n'était pas correct, puis lui demanda gentiment d'aller rassembler mes affaires restés à notre point de départ. Il s'exécuta, lançant un dernier regard méfiant envers le garçon, ce qui me fit doucement rire tout de même, puis il gambada joyeusement. Quand à moi, je m'installait tranquillement, en tailleur dans l'herbe, soulevant légèrement ma robe pour ne pas être gênée.

Rapidement absorbée par les pages, je ne vis même pas mon Zorua revenir, mon sac avec toutes mes affaires dans la gueule, mes yeux dévorant les esquisses plus ou moins travaillées de ce curieux garçon. C'était... Il y avait tant à dire, mais c'était magnifique. Je ne savais où vraiment poser les yeux, certains détails étaient d'une finesse indéniable, des paysages ou des monstres fantastiques prenant vie sur le papier. J'étais complètement fascinée par cette maitrise du crayon qui m'était totalement étrangère. J'avais bien essayé le dessin, fut un temps. Mais impossible, la danse me prenait tout mon temps. Et m'entrainer seule quand j'avais quelques minutes n'apportait rien de bien convainquant. Mais en voyant défiler sous mes yeux ces croquis, une flamme brûla dans mon coeur, qui je croyais éteinte. J'avais envie d'essayer de nouveau cet art qui manquait à mon éventail.

Je feuilletais allègrement le carnet, m'exclamant de nombreuses fois par des "Oooh" ou des "Waah" admiratif, quand vint finalement une page qui me troubla quelque peu. Sur cette esquisse... C'était moi, non ? Je ne pu m'empêcher de rougir légèrement. Le dessin était plutôt joli, très aérien, très fluide, c'était statique mais on pouvait tout de même facilement s'imaginer tous les mouvements. Depuis quand avait-il commencer avant que je ne m'en rende compte ? Ou dessinait-il peut être très vite ? En tout cas, il était vraiment doué. Je continuais de regarder ses dessins, tranquillement, revenant sur ceux que je préférais, quand il prit la parole.


Tu es coordinatrice ?


Prestement, je me relevais, remettant une mèche de cheveux derrière mon oreille, et le regardais. Après ce partage d'art, je me sentais... Plus détendue, plus sereine. Nous venions en quelque sorte de nous dévoiler, s'invitant dans l'univers de l'autre pour montrer nos talents. C'était un artiste. Tout comme moi. Mais dans un autre domaine.

On va dire que oui, même si je viens de commencer un cursus, je ne suis pas encore très forte !

J'esquissais un petit rire. Oh ça non, je ne maitrisais pas encore la coordination. Dans un sens c'était normal, et tant mieux ! Quel serait le sens de ces études si j'étais déjà une spécialiste ? Cela n'aurait aucun sens ! Si j'ai débuté ici, dans cette Académie, c'était pour apprendre, m'exercer, et peut être plus tard réaliser mon rêve. Je voyais les choses ainsi en tout cas. Mais c'est vrai qu'en dehors de l'Académie je ne m'entrainais pas suffisamment à la coordination. Il va falloir y remédier.  

Au fait, je m'appelle Galathéa, et ce petit monstre c'est Nightmare. Et toi ?

Maintenant que l'atmosphère me paraissait plus détendue, j'étais curieuse de connaitre son nom, du coup je lançais les présentations, sur un ton plus léger. Luna ne me servirait pas aujourd'hui. Je voulais essayer de m'en sortir par moi-même.






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Ven 24 Juin - 15:21



Après s’être confortablement installée dans l’herbe, la miss commença à feuilleter mon carnet avec une admiration non dissimulée pendant que son Zorua partit chercher ses affaires qu’elle avait du abandonné quand il était venu m’attaquer il y a quelques minutes. Bien, après s’être fait reprendre une ou deux fois, il semblerait que le renard noir commençait à se faire à l’idée que je n’étais pas un ennemi et que vouloir ma mort ne lui apporterait que des problèmes supplémentaires. C’était une bonne chose pour moi, je n’allais surement pas finir à l’hosto du coup.

Je redoutais un peu la réaction qu’elle pouvait avoir en voyant que je l’avais dessiné, mais à part un étonnement perceptible dans son regard, elle ne dit rien, non, pas une seule remarque ne fut dite ; elle retourna quelques pages en arrière, revenant sur les quelques dessins qu’elle devait surement plus apprécier que d’autres.

On va dire que oui, même si je viens de commencer un cursus, je ne suis pas encore très forte !

Elle s’était rapidement relevée quand je lui demandais son cursus scolaire, sous ce mouvement, je m’étais aussi redressé et l’avais écoutée ; je ne m’étais pas trompé, elle était bel et bien coordinatrice en devenir.

Tu m’as l’air d’avoir un bon niveau de danse pourtant, tu ne devrais pas avoir de mal à te débrouiller dans le futur avec ton compagnon.

Bon, je n’avais pas vraiment pu voir toute la chorégraphie qu’elle avait fait car je dessinais, mais des bribes que j’avais pu regarder, ça ne me semblait vraiment pas mal ; après, je ne sais pas quel niveau pouvaient avoir les premières années dans le domaine de la coordination, mais si elle venait d’arriver ici, elle devrait évoluer à bon rythme, du moins, je l’espère pour elle.

Elle finit par se présenter sous le prénom de Galathéa, un prénom pour le moins original mais que voulez vous, on ne choisis pas son prénom ; le mien n’est pas des plus courants non plus, mais je l’aime bien, c’est le principal non ? Bref, trêve de divergence, je me présentais à mon tour :

Moi c’est Altaïr et le Bulbizarre c’est Triân. Je suis à l’académie pour étudier l’élevage.

Restait à savoir si le cursus d’éleveur me convenait pleinement, étant donné que je venais à peine d’arriver, je ne pouvais pas vraiment me faire une idée en deux jours, à vrai dire, je crois que j’aurais pu prendre n’importe quel cursus ici étant donné que j’avais des compétences dans tous les domaines, mais pour bien les exploiter c’était une autre affaire, ranger et chercheurs n’étaient pas les cursus dans lequel j’aurais pu m’épanouir et pour ce qui est de la coordination et des combats, je n’avais pas vraiment de base, mais avec un peu d’imagination, de technique, d’adaptabilité et de connaissance, j’aurais pu essayer, bien que je ne soit pas un fanatique de spectacle pour le premier cas. Ne restait qu’éleveur qui donnait une certaine approche des pokémons et qui d’une certaine manière, regroupait un peu tous les autres cursus, que ce soit pour répondre au besoin des pokémons en matière d’occupation et de goût, les soigner, les comprendre etc… Donc au final, je pense que je pouvais être satisfait, restait juste à voir comment cela évoluerait dans le futur.



Azayim

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Quand cet intriguant et singulier garçon complimenta mes performances de danse, je ne pus empêcher mes joues de se teinter d'une mince coloration rosée, qui ressortais aisément sur ma peau pâle. J'appréciais ce compliment, j'avais eu la chance d'être entrainée par les meilleurs durant une grande partie de mon enfance, ayant eu ce goût prononcé pour cet art si fascinant par ma mère, qui restera pour toujours à mes yeux la plus grande étoile que porte ce monde, longtemps et de nombreuses fois imitée mais jamais égalée. Une grande danseuse qui renonça à la gloire pour une vie simple. Une femme talentueuse et humble malgré un succès qui peut vite monter à la tête et donner la folie des grandeurs..

J'ai également eu l'honneur et le privilège d'avoir été choisi comme pupille des célèbres Kimonos, ces fantastique danseuses semblables à de gracieuses Geishas qui démontrent parfaitement que l'on peut être une danseuse hors pair mais également une redoutable dresseuse de pokemon. C'est sans doute ce qui m'a conduit vers le chemin de la coordination, en plus de vouloir laisser mon empreinte dans le monde du spectacle. Je me devais d'entrainer avec plus d'acharnement mon Zorua. Sans doute le temps qu'un autre vienne rejoindre mon équipe de coordination. En y pensant, jamais je n'avais pensé à ce que pourrait ressembler ma future équipe. Je n'ai d'ailleurs jamais encore envisagé de capturer un autre pokemon, Nightmare serait furieux de savoir qu'il ne serait plus le seul chouchouté. Si l'occasion de capturer un nouveau compagnon venait à ce présenter, pourquoi ne pas tenter, après tout ? Cela ne pouvait qu'être bénéfique pour mon projet.

Zorua présentait des capacités déjà formidable : la possibilité de changer d'apparence. Cela ouvrait tout un tas de possibilité. Il est même dit qu'il peut se changer en humain. Il pouvait tout à fait devenir un partenaire de danse, le temps d'une représentation. Encore fallait-il également l'entrainer à se changer, évaluer combien de temps il pouvait maintenir cette transformation et envisager tout un tas de données à prendre en compte. Il va me donner du fil à retordre ce petit renard.

L'heure des présentations sonna enfin, et l'identité de ce jeune homme ne m'était désormais plus inconnue. Le nom que portait ce garçon à la crinière flamboyante était Altaïr, un nom qui lui allait plutôt bien. Il présenta également son petit compagnon, un Bulbizarre, avant de donner son cursus choisi au sein de l'Académie. Éleveur... Étrange. La plupart des personnes qui parlaient de leurs motivations à intégrer une filière à l'Académie en parlaient avec beaucoup d'entrain mais ce garçon, Altaïr semblait assez neutre, évasif. Exprimait-il son enthousiasme d'une manière différente que celle un peu plus conventionnelle ou doutait-il encore de ce qu'il souhaitait accomplir ? Oh, il n'y avait pas de mal à cela. Quoi de mieux que satisfaire sa curiosité et apprendre par soi même ce que l'on voulait faire ? Personnellement, ma route était déjà toute tracée, telle la route de la Lune autour de la Terre. J'espérais simplement qu'une "météorite" ou autre ne vienne pas me heurter et changer radicalement ma trajectoire, me laissant dans une dérive sans fin et sans but...

Ce ne devait pas être une tâche facile de devenir un éleveur de pokemon. Il était question de les soigner, aussi, c'est bien ça ? C'est une filière qui demandait beaucoup de savoir-faire, dans le soin des pokemons, apprendre tous les types, connaitre les points forts et les points faibles, reconnaitre, identifier des pokemons de tous les horizons... Enfin, c'est déjà ce que je m'imaginais, et sachant qu'en plus nos plus grands éminents scientifiques ou professeurs du monde ne parvenaient à ce mettre d'accord sur combien de pokemon peuplaient le monde, chaque année nous en découvrions toujours un peu plus, leur nombre est donc considérable, et il fallait tous les retenir ? Cela me paraissait déjà pharamineux ! Peut être me trompais-je. Je me demandais bien du coup en quoi cela consistait.


- Et tu fais quoi en temps qu'éleveur ? C'est ta première année ?

J'ignorais encore quel âge il avait, si ce n'est qu'il me paraissait déjà bien plus mature qu'un élève de première année, par exemple, enfin, cela dépendait desquels. On dit qu'il ne faut pas se fier aux apparences, toutefois c'était toujours la première chose à laquelle on pouvait se référer face à un individu, il était donc difficile de ne pas s'en faire une rapide description rien qu'en le regardant. Il suffisait ensuite d'étoffer un peu pour comprendre qui il est réellement.

Dans tous les cas, il était temps que je lui rende son carnet. D'un geste doux, je lui tendis son bien, le remerciant encore une fois de m'avoir permit d'y jeter un œil, ajoutant à nouveau qu'il dessinait vraiment bien. J'admirais les arts, sous toutes leurs formes, aussi réelles qu'improbables, même si je ne les comprenaient pas toujours toutes, mais après tout, l'art ne se limitait pas à la compréhension du public, à la beauté ou à des valeurs bien trop communes qui pouvait le museler à tort.


- Le dessin... C'est un passe-temps pour toi ou une véritable passion ?


Je me doutais bien que les arts n'étaient pas forcément une passion pour tout le monde, étant juste apprécier pour certains, hais pour d'autre, complètement indifférent ou tout autre ressentit selon le nombre de personne pouvant exister, toute forme de subtilité à prendre en compte dans ce domaine si large... Une forme d'expression pouvant rassembler sous son étendard des personnes de milieu très différent au nom d'une pensée, d'une idéologie, ou d'une manière de s'exprimer tout aussi diverse et varié, il y avait de quoi cogiter pendant des heures, s'interrogeant sur tous les points de vue pouvant exister, cependant, s'il ne venait pas à être aussi réceptif je pouvais bien comprendre. Et je n'avais pas non plus envie de l'ennuyer. Pour l'instant, je me contentais de l'écouter tranquillement, peut être viendra-t-il tout seul à parler de ce qui le fait vibrer dans la vie.






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Mar 5 Juil - 16:32



La conversation allait bon train, elle était beaucoup plus fluide que quand on a commencé à parler, la gène avait disparu et c'était bien plus agréable ainsi. Au final, après s'être confié un peu, Galathéa semblait avoir un peu plus prendre confiance en elle, même si elle restait timide ; m'enfin, dans tous les cas, la discussion suivait tranquillement son cours autour de ce qu'on faisait ici à l'académie.

Et tu fais quoi en temps qu'éleveur ? C'est ta première année ?

Je pris quelques secondes pour réfléchir avant de lui répondre :

L'élevage est un domaine assez vaste, entre les soins, la génétique, connaitre les comportements des pokémons et leurs manières de vivre, réussir à les comprendre... Il y a vraiment de quoi faire ; le travail ne manque vraiment pas. Je fis une pause avant de reprendre : Et, oui c'est ma première année, je suis arrivé il y a deux jours à vrai dire.

J'eus un petit rire après avoir parlé, ouai, je disais des trucs mais au final, je ne savais pas vraiment si tout ce que je racontais entrait dans le domaine, c'était surtout ma vision des choses par rapport à la filière que je donnais, mais en cherchant un peu, on devait bien trouver de tout ça ; c'était assez capitale comme choses à apprendre non ?

Galathéa me rendit mon carnet en me complimentant encore une fois ; je la remerciais, gardant ce tas de feuilles reliées sous le bras. Le simple sourire que j'affichais en disait assez sur le fait que ses mots me touchaient, mais un "merci" ne tuait pas et ça faisait toujours plaisir de savoir que son travail plaisait à d'autre. En y réfléchissant un peu, mis à part des amis proches ou la famille, il y avait assez peu de personnes qui voyaient ce que je faisais ; il faut dire que personne ne pouvait aisément accéder à mes productions puisqu'elles étaient un peu chasse gardée. Oui, ça ne pouvait peut-être pas se voir en entrant dans ma chambre à l'internat, mais ce n'était pas pareil, je n'avais pas autant de place et d'endroit pour ranger mon bordel. Bref, revenons-en à nos Wattouat.

Rechangeant de sujet de conversation, Galathéa me demandait comment je voyais le dessin, ce par quoi je répondais presque du tac-au-tac :

Je vois ça comme tu vois la danse j'imagine ; j'ai du mal à m'imaginer vivre sans tant c'est ancré en moi, je dessine depuis toujours. Je crois que je suis aussi addict au dessin que je le suis à la cigarette.

Nouveau rire, cette fois, je me passais une main dans les cheveux, réalisant que ce que je disais pouvait paraître stupide, mais il fallait voir les choses telles qu'elles étaient ; j'aimais autant le dessin que je pouvais le haïr quand je n'arrivais pas à mettre mes idées au point, c'était comme la soudaine envie d'écouter de la musique, envie qui pouvait se transformer en besoin, comme la clope. Ouai, j'étais dépendant d'un peu tout ça, j'étais drogué, clairement, mais entre ces trois là, y'en avait qu'un seul qui me tuait petit à petit. Joyeux n'est-il pas ?

Je ne sais pas vraiment si je pourrais faire de mon art un métier mais c'est une idée qui m'a déjà traversé l'esprit sans jamais vraiment aboutir,  jusque là, je me suis raté dans toutes mes études ; c'est pour ça que je suis ici en fait, essayer de prendre une nouvelle voie qui me plait et qui m'ouvrirais peut-être des portes. Je finirais bien par trouver chaussure à mon pied.

Se remotiver et se changer littéralement les idées en allant voir ailleurs, c'était le truc qui marchait le mieux avec moi, reste à voir si ça allait fonctionner après être arrivé ici.



Azayim

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Lun 11 Juil - 18:26






Un étrange sentiment gagna mon esprit lorsque je discutais innocemment avec Altaïr, enchantée de passer un petit moment de détente, oubliant la gêne précédente qui avait obscurcit mon cœur en une fraction de seconde. N'étais-je pas trop curieuse vis à vis de lui ? Me voilà à présent, face à lui, l’écoutant paisiblement parler, dialoguant sans appréhensions sur des sujets somme tout assez banals, se découvrant l’un l’autre, comme des fleurs s’éveillant au lever du soleil pour déployer leurs pétales aux couleurs radieuses, cachant un cœur encore plus éclatant pour attirer les abeilles. Je m’étonnais moi-même d’avoir pu ainsi tenir la conversation sans trop balbutier, comme d’ailleurs avait commencé le premier échange, et je me rassurais intérieurement, prit d’une grande joie que personne d’autre ne pouvait comprendre. Gagnais-je en confiance ? Le regard des autres ne me semblait désormais plus aussi assassin qu’il ne fut durant si longtemps ? Cela m’étonnait fort que mon embarras s’efface si prestement, sachant qu’il avait élu domicile depuis de longues années dans mon esprit. Cela me paraissait alors inconcevable de l’avoir fait disparaitre en si peu de temps. Et cette scène n’avait  aucun rapport avec une potentielle augmentation de stress imminente, comme danser ou chanter devant une foule. C’était de la discussion simple, assez amical, et cela ne pouvait que me réjouir. Un possible ami dans cette immense Académie grouillante d’élève ? Mais aurons-nous au moins le temps, l’occasion de se croiser à nouveau, au détour d’un couloir, avec deux parcours si différents que nous empruntions ? Quel pouvait être son emploi du temps ?

Je fermais les yeux quelques instants, prendre un peu de temps pour emmagasiner les informations qu’il venait de débiter sur sa filière qui avait l’air certes fort intéressante mais relativement complexe. Toutes ces informations à retenir, à savoir pour parfaitement connaitre les pokemons et en prendre soin, cela ne pouvait que susciter l’admiration dans mon cœur pour un tel courage, une telle audace de ce lancer dans cette formation, qui devait plus être une passion qu’une simple volonté d’essayer quelque chose, dans le fond. Ce ne devait pas être dans le flou total qu’il se lança corps et âme dans cette filière, j’en étais quasiment sûre. Mais ce programme offrait également un vaste éventail de connaissances et de matières, et comme il le disait si bien, le travail ne devait pas manquer. Il devait y avoir tant de branches à suivre, contrairement à la coordination qui ne pouvait qu’offrir qu’un statut d’artiste,  et se faire connaitre à plusieurs échelles, locale ou mondiale pour les meilleurs.  Quand il évoqua sa récente arrivée à l’Académie, j’esquissais un petit sourire. Lui également venait d’arriver sous peu, et débutait sans doute sa recherche de repères dans ce lieu qui nous est désormais plus tout à fait inconnu, mais qui cachait encore ses secrets et ses recoins tranquilles. Pour s’isoler ainsi au parc, il devait être quelqu’un d’assez solitaire et aimer le calme. Enfin, c’est ce que je pouvais interpréter. Je me demandais comment si sa première journée fut tout aussi étrange que la mienne. Oh, non, cela ne lui ressemblait pas vraiment. Du moins, c’est ce que je croyais naïvement, mais il n’avait pas l’air du genre de personne à qui on cherche des noises, et devait susciter la curiosité ou la peur chez certaines personnes, notamment à cause de son cache œil fort étrange. Pourquoi d’ailleurs porter cet accessoire ? Par envie ? Par nécessité ? Je me sentais nerveuse quand l’idée de lui poser cette question caressa doucement mon esprit. Une petite voix au fond me disait que ce n’était pas mes affaires, et m’ordonna d’éviter d’être trop curieuse, du moins encore plus curieuse que je ne l’étais pour le moment. J’inspirais profondément. Après tout, si jamais nous venions à parler de ce sujet, le mieux serait que ce soit Altaïr qui en parle, et non que je l’embête avec cette histoire. Surtout s’il s’agissait réellement d’une nécessité de porter ce cache œil. Cette pensée me rendit un peu triste, tandis que je fixais son œil d’émeraude. Que lui était-il arrivé ? Et il arrivait tout de même à dessiner aussi bien malgré son champ de vision forcément affecté ? Il devait être donc habitué… C’était admirable d’agir de la sorte, ne pas abandonner malgré un « handicap ».  C’est que le dessin devait être bel et bien une passion.


- Je vois ça comme tu vois la danse j'imagine ; j'ai du mal à m'imaginer vivre sans tant c'est ancré en moi, je dessine depuis toujours. Je crois que je suis aussi addict au dessin que je le suis à la cigarette.

J’esquissait un petit rire amusé, écoutant sa comparaison. Nous avions nos arts, le dessin et la danse. Et il n’avait pas tort sur ce point. Je me voyais mal abandonner la danse, si jamais quelque chose de grave, néanmoins, m’arrivait et m’empêchais de poursuivre. Et encore, il faudrait plus qu’un accident pour m’empêcher de pratiquer. Les os se réparent, les cicatrices se dissipent avec le temps… Il y avait bien des histoires à propos d’artistes forcés de cesser leurs activités pour des raisons évidentes de santé, ou des blessures qui ne pourraient  jamais se refermer, mais cela me passait au dessus de la tête. Loin l’envie qu’il m’arrive un tel incident, je préférais laisser cette pensée loin de moi et poursuivre ce que j’ai toujours fait. Pratiquer mon activité du mieux que possible, toujours dépasser mes limites et faire la meilleure performance. Enfin, on ne pouvait pas toujours être la meilleure, même si on était la fille d’une icône de la danse, il y avait des jours où l’énergie manquait et l’entrainement battait de l’aile. Je n’étais pas à l’abri d’une baisse de régime, et cela pouvait affecter mes chorégraphies. Et je ne savais trop comment réagir face à ce blocage ? Continuer ou abandonner pour retenter plus tard ?

Je ne pu m’empêcher de hausser un sourcil en l’entendant avouer son addiction à la cigarette, ce que je n’approuvais pas vraiment, surtout pour des raisons de santé. Risquer de l’abîmer ainsi pour un plaisir éphémère … Toutefois je ne me permettais pas de lui faire la morale, ou sortir le discours bateau du « La cigarette ce n’est pas bon » qu’il a forcément dû entendre à toute les sauces. Je n’avais pas envie de le déranger avec ça, ni l’envie de dicter sa vie et sa conduite. Ce n’était pas mon rôle.


- Tu sais… Beaucoup de choses arrivent aujourd’hui, et même si l’art n’est pas ton métier de prédilection, rien ne t’empêche de te lancer à côté et finalement percer quelque part. Peut être même qu’un jour, tu seras connu et tu pourras vivre de tes créations. Il suffira juste d’un peu de temps pour te lancer.

Sans doute y avait-il déjà songé, mais rien ne coûtait de lui rappeler cette possibilité, qui pouvait peut être ranimer une flamme qui s’était éteinte, pensant qu’un tel projet serait impossible. Toutefois, à l’heure actuelle, beaucoup pouvait espérer avoir une bonne carrière et un bon nombre d’artistes se faisaient maintenant connaitre en publiant dans un premier temps leurs œuvres sur le net, prenant de l’ampleur et se faisant rapidement connaitre. Ce garçon pouvait parfaitement en faire de même, si cela avait marché pour certains, pourquoi pas pour lui ?

- Personnellement, je compte bien faire de la danse mon métier.







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